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« PANAGOULIS, LE SANG DE LA GRÈCE », Denis Langlois, Scup, 2018

« Panagoulis, le sang de la Grèce« , Denis Langlois, éditions SCUP, 2018.

"Panagoulis, le sang de la Grèce" , livre de Denis Langlois, paru en octobre 2018, aux éditions SCUP.

Alekos Panagoulis, jeune militant démocrate, fut condamné à mort le 17 novembre 1968 pour avoir tenté d’assassiner le colonel Papadopoulos, qui dirigeait ce que l’on a appelé « La dictature des colonels grecs ». Devant les protestations internationales, il ne fut pas exécuté, mais emprisonné pendant cinq ans et torturé atrocement.

Le courage de Panagoulis lors de son procès et de son emprisonnement émut l’opinion. Il devint un symbole : celui de la lutte du peuple grec contre la dictature, le héros tragique qui, au risque de sa propre vie, essaye de tuer le tyran.

Il est mort à 37 ans, le 1er mai 1976, dans un accident de voiture demeuré suspect. Ses obsèques ont réuni un demi-million de Grecs.

Denis Langlois a suivi en novembre 1968 son procès comme observateur judiciaire de la Fédération internationale des droits de l’homme. Il en fait le récit dans son livre « Panagoulis, le sang de la Grèce » complété par l’annexe « Vie et mort d’Alekos Panagoulis »et illustré de nombreuses photos.

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On trouvera ci-dessous le communiqué de presse des éditions SCUP  qui ont publié le livre le 25 octobre 2018 :

Livre « Panagoulis, le sang de la Grèce » de Denis Langlois, éditions SCUP. Communiqué de presse.

Pour plus de précisions, il est également également possible de consulter la page consacrée à Alekos Panagoulis sur le site personnel de Denis Langlois. On y trouvera de nombreuses photos et des documents.

 

Panagoulis arrêté après son évasion en juin 1969.

Panagoulis arrêté après son évasion en juin 1969.

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Le 2 octobre 2018, Denis Langlois était l’invité sur France-Inter de l’émission « Affaires sensibles » de Fabrice Drouelle : Les colonels grecs : un printemps perdu et 7 ans de malheur.

Le 5 octobre 2018, sur le site Criminocorpus, un article de Philippe Poisson : « Panagoulis, le sang de la Grèce » aux éditions Scup« .

Le 6 octobre 2018, débat au Mans avec Costa-Gavras (cinéaste né en Grèce, auteur notamment du film Z retraçant l’assassinat du député Grigoris Lambrakis à Salonique, en mai 1963, récit tiré du livre de Vassilis Vassilikos) et Denis Langlois. (Salon du livre du Mans).

 

Le 12 octobre 2018, Denis Langlois est l’invité de l’émission « Trous noirs » sur Radio Libertaire.

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Le 31 octobre 2018, article dans le journal grec Rodiaki : Un Français écrit à propos d’Alekos Panagoulis.

 

Le dimanche 11 novembre 2018, à 23 heures 35, le dimanche 18 novembre, à 0 heure 15 et le samedi 1er décembre, à 4 heures 00, la chaîne de télévision Planète + rediffuse le film de 26 minutes « Alexandros Panagoulis, l’insoumis » de Jacques Malaterre et Jean-Yves Le Naour.

 

Le 16 novembre 2018 : Panagoulis : les pages de l’Histoire avec Denis Langlois, article de Marc François dans 7 Jours à Clermont

 

15 octobre 2018, participation à « Trous noirs » sur RADIO LIBERTAIRE.

Émission Trous Noirs sur Radio Libertaire

(animée chaque semaine par Serge et Monique)

Emission "Trous noirs" sur Radio Libertaire "Et si la révolution était possible".

: « Vous voulez nous commémorer, c’est à dire nous enterrer. Mais vous perdez votre temps. Nous sommes toujours vivants. La révolte de mai refleurira ». Dans ce livre il propose des pistes à suivre et des erreurs à ne pas commettre pour garder espoir :

« Pas de leaders, de dirigeants, de chefs grands ou petits, d’appareils soucieux d’assurer leur pouvoir. Débarrassons-nous des avant-gardes guidant le peuple ! Un mouvement révolutionnaire doit être l’affaire de tous et non la propriété d’un petit noyau de professionnels ».

« Le but n’est pas celui des partis de gauche, repeindre en rose bonbon ou en vert pastel la cage, mais la détruire. Le pouvoir, comme le contre-pouvoir, est une force qui corrompt et broie tout dans ses tenailles. Il faut agir ici et maintenant en refusant les paradis fallacieux des religions, du marxisme et de la société actuelle ».

S’adressant à ceux qui s’investissent dans le mouvement pour changer la société :

« Fédérés de tous les pays, Unissons-nous ! »

 

  • Denis Langlois parle aussi de son dernier livre « Panagoulis, le sang de la Grèce« , qui concerne le militant grec Alekos Panagoulis qui, en août 1968, tenta d’assassiner le colonel Papadopoulos, chef de la dictature militaire.

 

http://trousnoirs-radio-libertaire.org/

* On peut réécouter l’émission du 15 octobre sur le site de Radio Libertaire.

6-7 octobre 2018, Salon du Livre du Mans. Débat sur Mai 68. Révolution.

6-7 octobre 2018, Denis Langlois participe au SALON DU LIVRE DU MANS, sur le stand de la Librairie Thuard. Il présente « Et si la révolution était possible » (éditions SCUP). Débat sur Mai 68.

 

Le dimanche 7 octobre, à 11 heures 30, au Foyer des artistes, débat : Mille et une facettes de Mai, avec Serge Bertin, Yves Bichet, Hervé Hamon et Denis Langlois. Débat animé par Jean-Philippe Melchior, maître de conférences de Le Mans Université.

 

Débat sur Mai 68, le 7 octobre 2018, dans le cadre du salon du Livre du Mans, la 25e Heure du Livre : Jean-Philippe Melchior, Serge Bertin, Yves Bichet, Hervé Hamon et Denis Langlois.

Débat sur Mai 68, Le Mans, 7 octobre 2018 : Jean-Philippe Melchior, Serge Bertin, Yves Bichet, Hervé Hamon et Denis Langlois.

 

Débat sur Mai 68, Le Mans, 7 octobre 2018 : Yves Bichet, Hervé Hamon et Denis Langlois

Débat sur Mai 68, Le Mans, 7 octobre 2018 : Yves Bichet, Hervé Hamon et Denis Langlois

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Le réalisateur Costa-Gavras et l'avocat-écrivain Denis Langlois pendant une émission de radio enregistrée en public, le 6 octobre 2018, dans le cadre du Salon du livre du Mans, la 25e heure du Livre.

Le réalisateur Costa-Gavras et Denis Langlois pendant une émission de radio enregistrée en public, le 6 octobre 2018, dans le cadre du Salon du livre du Mans, la 25e heure du Livre.

 

Denis Langlois au Salon du Livre du Mans, octobre 2018.

CREUSE-CITRON (Journal de la Creuse libertaire), octobre 2018, article d’Élan noir.

Dans le numéro d’août-octobre 2018 de « Creuse-Citron » (journal de la Creuse libertaire), Élan noir présente « Et si la révolution était possible » de Denis Langlois.

« Vous voulez nous commémorer, c’est-à-dire nous enterrer. Mais vous perdez votre temps. Nous sommes toujours vivants. La révolte de mai refleurira. Comment pouvez-vous imaginer que les gens se satisferont longtemps de cette existence au rabais, où il convient de travailler, consommer et se divertir selon vos règles, selon vos ordres et surtout vos profits ? La vraie vie, c’est autre chose. »

La suite en Pdf : Creuse Citron

Creuse-Citron (Journal de la Creuse libertaire), octobre 2018. Présentation du livre "Et si la révolution était possible" de Denis Langlois.

CREUSE-CITRON, Journal de la Creuse libertaire.

HOMMES & LIBERTÉS (LDH) Denis Langlois : Mai 68, une parenthèse « révolutionnaire ».

La Ligue des Droits de l’Homme en Mai 68.

Hommes et Libertés de juillet 2018 sur Mai 68 : "68 la tectonique de mai".

Cet article d‘Hommes et Libertés s’inscrit dans un dossier « 68. La tectonique de mai ». Denis Langlois était en Mai 68 le conseiller juridique de la Ligue des droits de l’homme. Il parle notamment des actions menées avec Jean-Jacques de Félice et Henri Leclerc. Le Président de la Ligue était alors Daniel Mayer. Affaires judiciaires évoquées : mort de Jean-Pierre Thévenin au commissariat de Chambéry et de M. Bellet, concierge à Paris en Mai 1968.

 

Les archives de Denis Langlois, en tant que conseiller juridique de la Ligue des droits de l’Homme de 1967 à 1973, peuvent également être consultées.

RÉFRACTIONS, 2018, article de J-Jacques Gandini « Et si la révolution était possible ».

Denis Langlois, Et si la révolution était possible, SCUP, 2018, 126 p., 10 €.

Article de Jean-Jacques Gandini, revue « Réfractions », Printemps 2018 :

 » L’auteur, Denis Langlois est le prototype du « militant engagé ». Emprisonné pour avoir refusé d’effectuer son service militaire (Le Cachot, 1967) le voilà avocat en Mai 68, membre du GAJ, Groupe d’Action Judiciaire qui deviendra rapidement le MAJ, Mouvement d’Action Judiciaire.

Revue "Réfractions", Printemps 2018, article de Jean-Jacques Gandini sur "Et si la révolution était possible" de Denis Langlois, éditions Scup.

Revue "Réfractions", Printemps 2018, article de Jean-Jacques Gandini sur "Et si la révolution était possible" de Denis Langlois, éditions Scup.

 

                                *  RÉFRACTIONS, revue de recherches et expressions anarchistes.

LIVRES HEBDO et TÉLÉRAMA de Mai 2018 présentent « Et si la révolution était possible ».

Livres Hebdo (Avril 2018) :

Avocat, ancien de Mai 68, l’auteur soutient la nécessité et la possibilité d’une révolution sociale et progressiste. S’adressant en priorité aux utopistes, aux non résignés, à ceux qui parient que tout n’est pas définitivement écrit, il entend rester sur la ligne de ceux qui ne veulent pas renoncer, qui se disent « des fois qu’on pourrait quand même ».

Télérama (Mai 2018) :

« On aura compris, écrit d’entrée de jeu l’auteur, avocat de la Ligue des droits de l’homme en 1968, que ce livre s’adresse en priorité aux utopistes, aux non-résignés, à ceux qui croient malgré l’évidence contraire. » Une réflexion actualisée à partir de Mai 68 sur la portée et l’avenir de l’idée révolutionnaire.

 

Le Livre de Denis Langlois largement cité sur un Blog de Médiapart (Avril 2018) à propos de Jean-Luc Mélenchon.

Un Blog de Médiapart, celui de Jean-Marc B. cite largement le livre de Denis Langlois « Et si la révolution était possible » dans un article intitulé « Jean-Luc Mélenchon touche le fond en déclarant « Mon césarisme l’emportera ! ».

Jean-Luc Mélenchon a déclaré « Le césarisme de Macron ne peut pas tenir, il n’a pas de base sociale ; mon césarisme l’emportera ! » (L’Obs, 09/08/2017)

Denis Langlois, dans la préface de « Et si la révolution était possible » (2018) traite assez bien de cette maladie qui touche les plus pressés par l’âge des politiciens:

« Il serait faux de dire que les dérives de l’autorité dans les partis viennent uniquement de ceux qui sont attirés par le pouvoir. Les chefs naissent aussi, parce que les autres militants leur donnent naissance. Notre société a habitué les gens à être en majorité des obéissants et des admirateurs. Les médias cultivent à longueur d’année cette tendance. Ils réclament des têtes d’affiche. Ils personnalisent les actions collectives. Ils veulent que quelqu’un de connu et de télégénique – le fameux « charisme » – incarne le groupe. Comment les leaders ne se laisseraient-ils pas griser par cette gloire factice, par cette prétendue reconnaissance ? Comment, nouveaux narcisses, ne regarderaient-ils pas un peu trop leur reflet dans le miroir ? Comment n’oublieraient-ils pas qu’ils sont pour les médias des pions interchangeables, des objets d’intérêt passager liés à l’actualité ? Comment n’en arriveraient-ils pas à confondre leur personne, leur ego – « Moi, je » – et la collectivité qu’ils représentent ?

Dans ces conditions, la recherche et la vénération d’un chef, le besoin d’un « maître » idéalisé, le culte de la personnalité, peuvent paraître naturels aux membres d’un groupe ou d’un parti. « Les grenouilles qui demandent un roi. » Un boulevard s’ouvre alors devant celui qui brûle d’être leader. Il n’a pas beaucoup d’efforts de séduction ou d’affirmation de soi à faire pour le devenir. Il a les plus grandes chances d’être intronisé, avec toute la connotation religieuse du mot. Par complexe d’infériorité, par engouement excessif, par souci d’efficacité immédiate ou encore par paresse, les militants lui laissent le champ libre.

Au début, cette situation peut paraître idyllique. Il est confortable de ne pas avoir à prendre d’initiatives, de suivre les mots d’ordre d’un leader-prophète que l’on admire. Mais en général les choses se gâtent vite. L’idylle tourne à la désillusion. Malheureusement il est trop tard. Le chef est bien en place dans toute sa splendeur et il s’avère difficile de s’en débarrasser, de déboulonner sa statue. Il a ses lieutenants, ses barons, ses serviteurs. Il dispose de l’essentiel des manettes du mouvement. Il confisque à son profit la lutte collective. Il devient l’organisation à lui seul, obsédé par son image et son maintien au pouvoir.
(suite…)

MAI 68 TOUJOURS VIVANT ! Libre-opinion de Denis Langlois.

Vous voulez nous commémorer, c’est-à-dire nous enterrer. Mais vous perdez votre temps. Nous sommes toujours vivants. La révolte de mai refleurira obligatoirement.

  Comment pouvez-vous imaginer que les gens se satisferont longtemps de cette existence étriquée, de cette vie au rabais, où il convient de travailler, consommer et se divertir selon vos règles, selon vos ordres et surtout vos profits ? La vraie vie, c’est autre chose. En Mai 68, nous l’avons touchée. Elle nous a certes échappé, ou plutôt on nous l’a arrachée, mais nous la retrouverons forcément un jour.

  Vous avez beau discréditer notre révolte, dire qu’elle n’était qu’un amusement de jeunesse, une révolution culturelle – ça au moins ça ne mange pas de pain. Une grève aux acquis vite récupérés par les patrons. Nous savons qu’elle visait à devenir une révolution tout court. On lui a coupé les ailes, mais vous savez ça repousse les ailes et ça permet de voler encore plus haut, là où il n’y a plus de classes sociales, ou plutôt une seule : la classe ! Vous nous affirmez que scientifiquement, c’est impossible, ça ne peut pas réussir. Mais nous n’avons rien à faire de votre science. Nous faisons confiance à l’utopie, et même à l’inimaginable.

  L’histoire tourne de plus en plus vite. Jusqu’ici à notre détriment, mais un jour la roue va s’arrêter sur la case Révolution. Celle qui balaye les injustices et les inégalités. Ces inégalités que vous considérez comme inévitables et même bénéfiques. Elles sont, d’après vous, les moteurs de la société. Pour filer le train aux premiers de cordée, on est prêt à gravir les échelons, à appuyer sur le bouton de l’ascenseur social. Après, il paraît que ça ruisselle, ça désaltère tout le monde, même ceux qui sont en bas de l’échelle.

  Nous ne voulons pas de votre ruissellement goutte-à-goutte, nous voulons boire à grandes goulées, à la vraie vie, à la fontaine de la liberté et de l’égalité. Vous nous prédisez qu’elle va vite se tarir, que les révolutions sont vouées à se transformer en tout autre chose : des dictatures.

  En Mai 68 justement certains avaient compris qu’il ne fallait pas emprunter les chemins balisés : ceux des révolutions violentes qui avaient donné naissance à des régimes autoritaires. Vous faites semblant d’oublier que la révolte était dirigée contre vous, mais aussi contre ceux qui préconisaient les voies « communistes ».

  Vous voulez nous faire croire que c’est eux ou vous, qu’il n’y a pas d’autre alternative : le goulag ou la loi du marché. Mais, en quelques semaines de printemps, nous avons déniché d’autres chemins de traverse. Mai 68 n’était qu’un galop d’essai, une reconnaissance de terrain. Vous avez beau dresser des barrages, nous retrouverons les pistes.

  Vous nous traitez de vétérans – pourquoi pas de vieillards ? – mais c’est vous qui appartenez au vieux monde. Nous aurons toujours la jeunesse du monde, celle qui se dresse face au pouvoir et dit non, avant justement d’emprunter les chemins de traverse.

  Vous êtes bien prétentieux de croire que vous materez toujours les révoltes. C’est une source qui jaillit, elle ne ruisselle pas, vous ne pourrez pas toujours l’obturer avec vos mains crispées. Vos polices, vos armées, vos tribunaux, vos prisons, n’y pourront rien. Un jour, nous réaliserons l’espoir de Mai.

   Denis Langlois

Révolte. Révolution. Manifestation de Mai 68

* Ce texte publié également sur Bellaciao, Paroles libres, Gauchemip, Agoravox et Forum-Actualité a donné lieu à de nombreuses réactions, parfois surprenantes, dont on trouvera certaines ci-dessous :

Stirner, 3 mai 2018. 22 h 48

Trop facile de dire que suis d’accord, si l’on sait que la vérité d’une analyse ne peut être établie qu’à posteriori. Pourtant la description, exacte, est nécessairement a-temporelle.

Le présent détermine le futur- ne doit pas nous décourager si l’on sait que l’ a-temporalité – et elle est la bienvenue en l’espèce – de la proposition qui nous est faite, est une confirmation qui correspond en tous points à ce que Marx a prévu, à savoir que l’augmentation du capital constant au détriment du capital variable (les salaires) est la prémisse de l’effondrement du capitalisme, que l’agitation trumpiste et macroniste s’efforcent de dissimuler.

Vive la Révolution prolétarienne !…Vive l’anarchie !

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Mic, 3 mai 2018, 19 h 45.

Le retour d’un mai 68 est d’autant plus obsolète, que le fondement de la revendication à l’époque n’a strictement rien à voir avec la situation actuelle. En 68, c’était la liberté qui était réclamée, on en a pléthore aujourd’hui, sans doute trop.

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bernard29, 3 mai, 18 h 06.

« Et si la révolution était possible » . Vous ne semblez pas sûr de vous . Et donc, c’est possible ou pas ??

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Albert123, 4 mai, 10 h 06.

Soit l’auteur est un cynique, soit il croit encore au Père Noël. Il parle révolution / changement, j’entends slogan, fétichisme de la marchandise et totalitarisme de la bêtise crasse.

Après « le changement c’est maintenant » et « pensez printemps » il n’est pourtant pas compliqué de comprendre que tout cela a été digéré par le pouvoir en place depuis des lustres et ne vaut plus un clou.

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Spartacus, 4 mai, 13 h 46.

Les vieillards de mai 68 n’aiment pas qu’on les appelle par ce qu’ils sont.

Vieillards intellectuels qui en leur temps croyaient que Le « Che » était un romantique et qui aujourd’hui sont dans le déni de voir que c’était un enculé de criminel qui tuait sans procès pour le plaisir.

Vieillards qui ne veulent pas admettre que le socialisme est une illusion ou chacun espère vivre aux dépens des autres.

Vieillards qui n’ont pas évolué et sont restés dans les niaiseries marxistes éculées.

Triste France de vieillards qui croient qu’ils ont fait une révolution, mais dont 80% sont rentrés dans la fonction publique à chercher une rente au statut plus qu’au mérite.

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Lugsama, 4 mai, 14 h 51.

On croirait un discours syndical.

Et nous serons des millions dans la rue !! Ah bah non, on est 15.000, raté.

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Etirev, 4 mai, 6 h 54.

«  Et si la révolution était possible » nous dit l’auteur.

La révolution sous-entend une lutte, et une lutte, un conflit et même une guerre n’ont jamais rien réglé, bien au contraire.

Aussi, ça n’est pas une révolution qui changera quoi que ce soit, mais une Evolution pacifique qui rétablira les choses telles que la Nature les a faites, en sortant de l’ignorance universelle et séculaire qui règne, et afin de montrer à chacun, homme et femme, ce qu’il est, c’est-à-dire de les rendre tels que la Nature a voulu qu’ils soient. Cordialement.

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eric, 4 mai, 18 h 48.

Vous commémorer ? Mais vous rêvez ? C’est vous et vos petits enfants qui versez des larmes sur votre passé d’américanophiles marxistes. Naaaan ! Ce qui va se passer, c’est que vous êtes la génération « sociétale » celle du mariage pour tous et de l’euthanasie pour les autres. La génération des féministes harceleurs sexuels…
Vu vos âges, vous êtes en passe de devenir la génération hypocondriaque et retraites payés par les gamins.

Soyez vigilants. Vos petits enfants, bercés par vos délires, vont vous expliquer doctement pourquoi votre devoir devrait être d’en finir, vu le déficit du régime des retraites et de la sec soc réunis.

Vous ne leur avez pas trop appris à s’occuper des vieux. On va avoir un conflit des génération intéressant à gauche… Dans les invasions barbares, Arcand a une vision optimiste de la question ; Le fils trader, revient dépenser son fric pour que son père s’euthanasie en douceur…

Vous imaginez Macron vous payer l’héroïne pour abréger vos souffrances…

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Vivarais, 3 mai 2018, 19 h 19.

La société avec le progrès a changé, il n’y a plus de contact entre les gens. Les seuls amis et contacts que les gens ont sont sur les réseaux sociaux. Maintenant le « métro, boulot, dodo » même au sein des familles où il n’y a même plus de contact entre les membres. Comment voulez-vous dans ces conditions qu’il y ait à nouveau l’esprit mai 68 ? Mai 68 a eu lieu parce que les travailleurs discutaient après le travail en buvant un coup au bistrot en face de l’usine ou l’atelier ( il n’y a plus de bistrot en face des lieux de travail). Le week-end les gens allaient jouer aux boules ou à la belote, aujourd’hui les lieux de résidence sont devenus uniquement des dortoirs d’où l’on s’évade dès qu’on en a l’occasion pour des activités solitaires. Seuls encore quelques retraités font encore comme au temps de Mai 68. Aujourd’hui, le simple fait de dire bonjour à quelqu’un dans la rue et essayer d’entamer une conversation vous fait paraître comme un extra-terrestre.

Revue SILENCE, mai 2018, « Et si la révolution était possible », Mai 68, Denis Langlois.

   Article de la Revue « Silence« . Livre sur Mai 68 et la révolution.  « Et si la révolution était possible » de Denis Langlois, éditions Scup, 2018.       

Une révolte comme celle de 1968 pourrait-elle avoir lieu aujourd’hui ? Dans ce cas, quelles seraient les ornières à éviter pour que la révolution ne soit pas défaite ou récupérée ? En indécrottable utopiste qui s’assume, mais les pieds sur terre, Denis Langlois donne envie d’y croire. Le livre évoque un certain nombre de pistes pour qu’une révolution réussisse : le choix de la non-violence (« ne jamais oublier que notre violence ne serait pas meilleure que celle des autres »), celui d’un mouvement plutôt que d’un parti, d’un système fédéral avec des mandataires révocables et tournants. Il suggère d’éviter la clandestinité (qui s’oppose à la démocratie interne) et les avant-gardes, de boycotter le système électoral, de créer des alternatives qui préfigurent l’avenir sans se faire récupérer par le système. Un pamphlet enlevé qui se lit avec un certain plaisir.                                                                                                                                                                          G.G.

 

Dans « Le Libertaire »

Un article paru sur l’espace internet du groupe Jules Durand et du journal « Le Libertaire » :

http://le-libertaire.net/revolution-etait-possible-denis-langlois/

Le dernier livre de Denis Langlois ravive l’espoir d’une révolution possible aujourd’hui. Publié aux Editions Scup, en janvier 2018, il sera le premier à publier dans le cadre des 50 ans de Mai 68. Sous les pavés, la plage. Sous les pavés, la page. Ancien objecteur de conscience, c’est tout naturellement qu’il prône une révolution non violente : « Les Etats ont renforcé à outrance leurs armées et leurs polices. Les affronter militairement ne peut mener qu’à un carnage et à la recrudescence de l’oppression ». Denis Langlois est sur la même ligne que Jean Barrué même si ce dernier n’est pas mentionné. Pour Barrué, « L’anarchisme n’est pas seulement la négation et le refus du monde dans lequel nous vivons : il est aussi un acte de foi dans l’homme qui peut et qui doit se libérer de la servitude économique, et aussi de toutes ces autorités hiérarchiques qui étouffent en lui la personnalité et le rendent esclave des machines dont il devrait être le maître. »

Critique de la démocratie via le système électoral, critique de l’Etat, des hommes providentiels et des militants dont le terme d’origine latine fait référence aux militaires…A ce terme, il préférerait « les Fédérés ». Nous sommes d’accord avec lui à ce sujet d’autant que, d’une part, nous sommes fédéralistes et d’autre part, les Fédérés eurent leurs heures de gloire durant La Commune de Paris en 1871. Antimilitariste, il conchie toutes les armées, structures centralisées et hiérarchisées, avec des chefs qui donnent des ordres et des soldats qui les exécutent servilement. Pacifiste, l’écrivain a toujours dénoncé toutes les guerres. C’est un adepte de la désobéissance et d’Etienne de La Boétie. Pour lui, un axiome intangible : les procédés qu’on emploie pour réaliser quelque chose influent directement sur le résultat. Il analyse finement la dérive des partis communistes dont la révolution s’est toujours transformée en totalitarisme avec d’un côté les dominés et les dominants comme dans l’ancienne société. Supprimer la propriété privée des moyens de production n’est pas forcément un gage d’émancipation. Le marxisme aurait-il failli ? « Lénine, Trotsky, Staline, Mao, Fidel Castro, Pol Pot pour ne parler que d’eux, étaient issus de la bourgeoisie ou y avaient accédé du fait des études qu’ils avaient suivies. Quand ils se sont emparés du pouvoir, ils n’ont guère été enclins à le remettre entre les mains du peuple, classe à laquelle ils n’avaient jamais appartenu ou qu’ils avaient quittée depuis longtemps. » C’est que Denis Langlois milite ou veut se fédérer avec d’autres pour qu’une révolution débouche sur une société sans classes qui apporte liberté et égalité. Nous aurions ajouté que l’égalité politique est fictive sans égalité économique et sociale. Mais Denis Langlois, s’il reprend nombre de thématiques chères aux libertaires, il ne cite jamais ces derniers alors qu’il reprend les propos de Marx à maintes reprises. Concernant la religion, il aurait pu nommer Bakounine et à propos de la suppression du salariat, citer Kropotkine. Un savant dosage de penseurs anarchistes ainsi que de Marx n’aurait rien enlevé à la qualité du livre d’essence libertaire.

Denis Langlois espère que le terme contre-force remplacera la notion de contre-pouvoir, trop connotée. Le terme antiautoritaire était aussi pour nous autres, libertaires, bien adapté. D’ailleurs, notre écrivain commet une erreur en indiquant qu’aucune réalisation due aux promoteurs de l’Internationale anarchiste n’a pu se mettre en place. Les collectivités d’Aragon durant la Révolution espagnole par exemple démente ce propos.

Le mérite du livre de Denis Langlois réside surtout dans des analyses judicieuses des rapports de domination et dans les pistes à suivre pour éviter de récidiver dans les désillusions et les erreurs du passé. Il nous donne quelques éléments de réponses dans un petit manuel, sorte de mode d’emploi de la révolution. La faiblesse du livre, car tout livre est critiquable, se trouve dans l’évacuation très rapide des problèmes économiques et sociaux en cas de révolution. Les syndicats, conseils ouvriers semblent absents des réflexions. Idem pour la gestion des services publics par les communes. Au groupe libertaire Jules Durand, nous connaissons la nature humaine et il nous semble primordial d’instaurer un équilibre des forces syndicats/communes afin de ne pas tomber dans les travers des hommes de pouvoir et des sachants. L’équilibre proudhonien.

Pour autant le livre de Denis Langlois nous redonne la pêche. Rien n’est perdu : la Révolution reste à l’ordre du jour. « Fédérés de tous les pays, unissons-nous ! » car la dimension internationale ne peut être occultée.

Les libertaires se battent pour le plus élevé des projets politiques, une société où la liberté de chacun est la condition de la liberté de tous et toutes. Ni le besoin de domination, ni l’ambition personnelle, ni l’arrivisme ne trouvent leur compte dans le mouvement anarchiste. C’est sans doute pour cela que nous avons aimé le livre de Denis Langlois.

Patrice L.H.

LES RENÉGATS DE MAI 68, Libre-opinion de Denis Langlois

LES RENÉGATS DE MAI 68.

Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar, têtes de gondole de Mai 68, avaient promis de ne pas s’exprimer à l’occasion du cinquantième anniversaire de cet événement. Ils n’ont pas pu s’empêcher de le faire collectivement dans un entretien avec Michel Wieviorka pour la revue Socio.

Ils voient dans Mai 68 ce qu’ils appellent trois dimensions : la dimension sociale, c’est-à-dire la grève générale qui a abouti aux accords de Grenelle, la dimension culturelle, « cette envie de vivre différemment » et la dimension révolutionnaire.

Pour les deux premières dimensions, le bilan leur semble positif. Mai 68 a permis d’entrer dans la « modernité culturelle et sociale », incarnée pour eux par Emmanuel Macron dont ils ont soutenu la candidature.

En ce qui concerne la dimension révolutionnaire, nos deux compères font un rapide mea-culpa, puis tombent à bras raccourcis sur « l’idéologie gauchiste révolutionnaire ». Cohn-Bendit estime que, de 1968 à 1974-1975, il est tombé dans le piège de la « révolution possible ». Geismar, qui a adhéré au Parti socialiste, dilue sa désertion en constatant que le P.S. tel qu’il l’a connu « avait absorbé énormément d’anciens militants gauchistes ».

Ceux qui ont trahi leurs idéaux de jeunesse trouvent généralement comme excuse qu’ils ne sont pas les seuls, que c’est une évolution normale.

Ils se trompent. Des révolutionnaires qui continuent de croire à l’édification d’une société libre et sans classes, ni riches ni pauvres, il y en a encore. Pour eux Mai 68 n’est pas mort. Ils ne participent pas à son enterrement. Ils n’ont pas déserté. Ils peuvent encore se regarder dans la glace et reconnaître les jeunes gens enthousiastes qu’ils étaient il y a cinquante ans. Ils savent aussi qu’ils ont été rejoints par d’autres qui partagent leurs convictions.

Loin d’incarner la modernité sociale, nos deux « renégats » sont les véritables « croulants ». « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi », disait-on en Mai 68. Cohn-Bendit et Geismar sont les dignes représentants de ce vieux monde fait d’injustices sociales, d’inégalités et de guerres.

Nous qui croyons encore en la révolution, nous qui étions en 1968 et dans les années suivantes des militants discrets mais actifs, nous leur dénions le droit de parler en notre nom. Conseiller Macron dans sa « casse sociale » leur suffira.

Denis Langlois

 

  • Ce texte publié également sur Bellaciao et Agoravox a donné lieu à de nombreuses réactions, parfois surprenantes, qu’on trouvera ci dessous :

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Laertes 31 mars 10:41

Bonjour Denis : Il n’y a rien d’étonnant dans le fait qu’un Cohn Bendit, Lang, ou Geismar (que je ne connais pas) soient devenus ce qu’ils sont. C’est vieux comme le monde. Il suffit de réécouter la chanson de Brel « les Bourgeois » et surtout de lire et relire le livre fabuleux de George Orwell « animal farm » (en français « la ferme des animaux ») pour être convaincu qu’il y aura toujours des gens qui utiliseront de bons mots pour pour pouvoir après trahir. Rien de nouveau sous le soleil !
(la chanson de Dutronc « l’opportuniste » est aussi dans la même veine. C’est d’ailleurs ma préférée).

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Areole 31 mars 10:43

« Cohn-Bendit et Geismar sont les dignes représentants de ce vieux monde fait d’injustices sociales, d’inégalités et de guerres. »
Et pas vous ?
Si distinction il y a entre vous et eux (et elle n’est pas mince, il faut l’avouer) ce n’est qu’au regard des l’engagements guerriers des « renégats » dont vous ne faites manifestement pas partie. Pour le reste vous partagez avec eux ce fétichisme éthéré des sacro-saints droits de l’homme qui permettent de raisonner à dix milles lieues de la terre. Idéologie dangereuse qui, du quartier latin ou du haut des monts d’Auvergne, permet de prêcher sans jamais avoir à se salir les mains.
Je crains que votre opposition ne cache une complicité plus profonde que partagent les soixante-huitards : la bonne conscience des révolutionnaires qui hantent les colloques tiers-mondistes.
Ils faut toujours des voix pour crier dans le désert.

Pierre Régnier 31 mars 12:04

Cohn-Bendit, Gesmar, Goupil… n’ont pas vraiment trahi leur idéal de mai 68. Ils y avaient milité pour la libération des moeurs et des comportements dans de nombreux domaines et ils ont réussi, même si les libérations sont souvent devenues du n’importe quoi. Mais ils n’avaient pas vraiment milité pour l’égalité et la solidarité. Il est donc logique qu’ils approuvent aujourd’hui l’économisme, dont Macron est assurément le meilleur représentant.
Il faut cependant élargir la réflexion à toute la fausse Gauche, toutes tendances confondues. (…)

covadonga*722 31 mars 13:39

Cohn-Bendit, Gesmar, Goupil..July , des libertaires devenus des libéraux libertarien des crapules bourgeoises dont le ventre s’’est arrondi a mesure que l’échine se courbait.

Coriosolite 31 mars 14:21

Chaque année en « 8 », ce qui fera la 5ème fois en 2018, le « soissantuitare » de service, marque déposée et carte d’ancien combattant sur demande, vient nous faire part, à nous qui n’avions rien demandé, de ses exploits passés et de ses émois présents.
Ne se rendant pas compte qu’il commence à radoter et à lasser un auditoire qui se fout de mai 68 comme de Waterloo ou des guerres de néandertal, il y va une fois de plus de son couplet moralisant sur la « trahison », les « vrais » révolutionnaires, etc.
Une petite pub sur son opuscule, juste paru pour l’anniversaire rituel, vient cette fois clôturer son oeuvre agoravoxienne. Ca ne mange pas de pain et ça peut mettre du beurre dans les épinards, comme disait Popeye.
Rendez-vous dans 10 ans pour le même blabla, avec un autre survivant de cette « révolution » ,si il en reste.

zygzornifle 31 mars 14:29

Cohn-Bendit ne se souvient meme plus de son passé , maintenant il a l’UE en ligne de mire son confortable revenu argent de poche sa futures retraite dorée , il fait son rot après chaque repas au parlement comme bien d’autres ….

Mohammed MADJOUR 31 mars 15:39

Il suffit juste de dire que ce Daniel Cohn-Bendit a été la malédiction infligée au peuple français qui visiblement ne pourra plus se relever tant il est plongé au plus profond dans la vase d’une nauséabonde culture !

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Jean PRADIER 30 mars 16:52

Merci Monsieur Langlois, l’espoir est toujours dans nos coeurs.

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irae 30 mars 19:15

Pour ne rien dire de Romain Goupil.
Je doute qu’ils aient trahi leurs idéaux. Ils cherchaient la lumière pour s’assurer carrière et revenus, cqfd.

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bb23 30 mars 22:20

Les Anonymes vivants de 68 sont toujours là et n’ont rien à foutre de ces bouffons embourgeoisés !..
Vivre l’Unité Populaire contre ce monde capitaliste pourri !
Ouvriers, Etudiants, Retraités,Paysans, exclus en tous genres…A 2 mains dans la lutte de classe (sans pavés, sans pitié ni piété) !.. Grève Générale !

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. Blek 31 mars 18:47

Les révolutionnaires de 68 étaient des petits merdeux bourgeois qui n’avaient jamais travaillé de leur vie. Papa Maman , leurs donnaient l’argent de poche pour que ceux là aille foutre le bordel. Ces petits cons ne se sont pas aperçu qu’ils étaient manipulés pour virer De Gaulle . Après la récréation ils sont vite retournés à leurs occupations bourgeoises et le prolétariat a vite été oublié au profit d’un bon poste bien rémunéré et de la dernière BMW.

 

. Helios 31 mars 19:35

Ce que vous dites, Blek, c’est ce que vous imaginez avec ce que vous savez MAINTENANT.

Il est totalement faux de parler de petits merdeux n’ayant jamais travaillé, pour identifier les jeunes qui se sont impliqués dans les manifs et toutes les discussions citoyennes, qui au passage, n’existent plus aujourd’hui.

Ceux qui ont vraiment fait « leur » révolution, et qui restaient le soir a établir une stratégie pour le lendemain, la semaine ou le mois suivant, ce n’etaient pas les quelques etudiants sans conscience -comme le sont ceux d’aujourd’hui –  c’était des gens sincères, impliqués qui se heurtaient au même mur que celui d’aujourd’hui

Les règles sociale de l’époque étaient aussi fortes que les règles d’unanimité pour modifier TUE et TFUE. Une fois dans la rue, quand De Gaulle a eu vraiment chaud aux fesses, le smic a pu augmenter alors que, je me souviens bien, son augmentation etait légalement impossible et aurait du couler la France.

Avant mai 1968, j’ai travaillé et cela m’a bien aidé lorsque j’ai commencé a faire ma reconstitution de carrière. le fait d’avoir bossé m’a permis de valider mon service militaire, par exemple.

Vous regardez Mai 68 par le petit bout de la lorgnette et vous occultez ce qui ne vous arrange pas.

Je vous l’ai dit par ailleurs, Cohn Bendit, comme Geismar ou Krivine, c’etait des rigolos qu’on mettait en avant pour avancer…. mais c’étaient des brêles et ils le sont toujours.

Mai 68 est loin aujourd’hui et personne parmi les jeune n’a les co…les pour reprendre le flambeau et foutre un coup de pied au cul bien mérité a Macron ! vous, pas plus que les autres.

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Aristide 31 mars 20:41

Des révolutionnaires qui continuent de croire à l’édification d’une société libre et sans classes, ni riches ni pauvres, il y en a encore.

Ce n’est pas tant le but qui pose questionnement, une société libre, et cetera, et cetera, … Quoique, par les expériences anciennes, on peut tout de même s’interroger.

C’est les moyens d’y parvenir qui posent questions, une révolution ouais, mais comment on règle le problème de ceux qui n’en veulent pas, ils seront nombreux et disposeront de la force. Une révolution violente ? A la mode des guerres civiles espagnoles, yougoslaves ?

Ils sont marrants tous ces révolutionnaires en chaussons, en sabots auvergnats ou en vélo des PTT, mais c’est LA question.

Je ne suis pas sûr que l’auteur vienne ici répondre à cette question. Il faudrait sûrement acheter son bouquin pour peut être avoir un début de commencement de réponse …

PS : Sur les extraits publiés sur son site, pas une seule fois le problème de la violence n’est posé. Par contre on trouve 7 fois le mot « leader » et les « moyens » de s’en passer …. Moyens ? Vœux pieux du genre « Un mouvement révolutionnaire doit être l’affaire de tous.  » « Le seul terme souhaitable est le nous spontané et libre. » On est sauvé … Des discordances de vue, des oppositions, … que nenni, cela n’existe pas dans le monde des révolutionnaires et la réponse idéale le « nous » qui abstient de se poser le problème des aspirations individuelles.

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waymel bernard 31 mars 23:10

En 1968 Geismar avait déclaré qu’il ne se raserait la barbe que lorsque la révolution serait faite. Dans les années 90 sa photo est apparue dans je ne sais quel journal. Le visage glabre. Il venait d’être nommé inspecteur général de l’Éducation nationale.

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dupre 31 mars 2018 23:12

Merci, Monsieur Langlois, pour cette remise à l’heure de nombreuses pendules. Cohn-Bendit n’est qu’un imposteur, un militant et artisan de l’Europe libérale, son livre « Une envie de politique » est un plaidoyer pour l’économie de marché, comme quoi les « pavés de mai 68 » étaient truffés de mauvaises intentions, pire que l’enfer…

Car cette Europe libérale et atlantiste, c’est celle que les Américains nous imposent depuis la libération en 1944, année où ces Américains ont débarqué en Normandie pour se faire passer comme libérateurs (alors que c’était l’armée soviétique qui avait fait reculer les troupes nazies à Stalingrad en 1943, avant de marcher jusqu’en Allemagne en 1944). Celles et ceux d’entre vous qui veulent plus de détails les trouveront dans l’excellent ouvrage coécrit par Florence Leray et Paul Ariès, « Cohn-Bendit, l’imposture » aux éditions Max Milo ’publication en 2010).

Aujourd’hui, Macron compte parmi les hommes politiques européens les plus fidèles lieutenants de cette politique atlantiste et hypercapitaliste. Si Macron casse le service public de la SNCF, il s’attaquera ensuite, à la Sécurité sociale, le principal acquis du Conseil National de la Résistance. Nous sommes, non pas dans la « révolte » des petits renégats de Mai 68 à la sauce Cohn Ben Dit, mais nous sommes de nouveau en Résistance, il suffit de voir comment le fascisme est instrumentalisé dans des facs comme celle de Montpellier, comment des idées fascistes sont mises en valeur par des médias comme bFNtv

Aujourd’hui, faisons converger les zad, les cheminots et tous les grévistes, les étudiants et lycéens, pour une écologie distributive. Il y a des milliards à reprendre à ceux qui nous les volent, afin de redistribuer l’argent entre nous, pour une vie digne et respectueuse de la nature dont nous faisons partie. Résistance, résistance, résistance !

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Djam 31 mars 23:25

Il faudra qu’un jour les « authentiques » 68tards dont vous vous réclamez nous expliquent une bonne fois pour toute ce qu’ils recherchent… Nous, les venus après, nous comprenons surtout que derrière votre utopie se tenaient des esprits qui, eux, ont parfaitement bien su vous utiliser et vous ne vous en êtes jamais vraiment remis… eux, si ! et très bien même quand on regarde où sont ceux qui avaient en réalité une toute autre utopie qu’on appelle aujourd’hui le mondialisme…. cet énorme arnaque qui vend du « village global » aux masses abruties pendant que les organisateurs de ce coup d’état mondial touchent les royalties sans limite de la crédulité imbécile du révolutionnaire de base.

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Ble 1er avril 07:03

La bourgeoisie française a toujours été et est toujours anti républicaine. Les U S A lui ont donné un bon coup de main en 1968. Déjà à cette époque l’américanisation des esprits était bien avancée. Pas un jour ne passait sans que les média dominants ne fasse l’éloge de la démocratie étasunienne.Il y avait un véritable culte de l’individu tout puissant libre de « jouir » sans avoir à se préoccuper des conséquences de ses actes.

La propagande faisait en sorte de maintenir les « masses » dans une ignorance totale entre la démocratie étasunienne et la démocratie en France.

La démocratie étasunienne repose sur la liberté de l’individu, (son droit de posséder une arme, de s’enrichir sans limite, d’exploiter les esclaves, de conquérir des terres, et d’organiser le génocide des indiens) et sur la prédominance du $ dans le monde des affaires.

En France la démocratie n’a jamais été une démocratie réelle. Le vrai pouvoir est passé de la noblesse (les aristocrates) à la bourgeoisie, le peuple est passé d’un Maître à un autre mais rien a changé pour lui.
Les renégats de Mai 68 ne sont que le prolongement des renégats de la révolution de 1789 mais cette révolution n’a jamais été faite dans le but de partager le pouvoir entre la classe possédante et les peuple des travailleurs.

Anonymous_civil_Sergent 1er avril 09:08

J’ai le sentiment qu’à chaque anniversaire de mai 68 (tous les 10 ans) , c’est à peu près la même histoire :

-Les fossoyeurs de mai 68 de type Ferry, etc. bien conservateurs mais tout autant partisans du statut quo concernant l’appartenance à l’Otan et la construction européenne insistent sur les conséquences liés aux moeurs, aux pertes de valeur, au fétichisme materialiste et financier, à je cite « la mollesse des jeunes génération ». Donc dixit cette grille de lecture et bien les générations qui étaient trop jeunes pour faire mai 68 et sont devenus adultes plus tard et bien se sont bien faites avoir ( la génération de mes parents pour commencer née après 1955). Ces fossoyeurs s’accordent même à dire que 4 générations au moins se sont retrouvés au chômage à leur sortie d’études.

-Les embaumeurs aimeraient bien revivre cet évènement, mais ne parlent jamais du monde actuel à leurs lecteurs.

Et puis on trouve aussi maintenant des récits racontés par des gens qui y étaient ( 68 et après de Benjamin Stora) . On voit aussi des historiens et historiennes nous livrer une autre grille de lecture que celles habituelles.

-On trouve aussi certains auteurs tel Régis Debray ou autres qui expliquent bien la duperie menée par Cohn-Bendit et tant d’autres. Et c’est même d’ailleurs ces auteurs là que j’ai lus en priorité . Même quand on m’enseignait mai 68 au collège ou au lycée, j’avais coutume de dire en famille que ça a pas fait que du bien. Je disais même à l’époque que y’avais quelque chose qui clochait dans cette belle fable. Après on peux effectivement ne pas être d’accord avec une grille de lecture de générations ( voir Louis Chauvel sur la manière dont la prise de pouvoir des héritiers de mai 68 dans le champ politique, culturel, littéraire, économique, journalistique est allé de concert avec le verrouillage depuis des décennies des leviers de pouvoir de la Vème république).

Avril 2018 : Festival « Le Livre à Metz ». Débat sur Mai 68.

Les 13, 14 et 15 avril 2018, Denis Langlois sera au Festival du Livre à Metz dont le thème est « Libertés ». Il dédicacera son livre « Et si la révolution était possible » sur le stand de la librairie Autour du Monde et participera à un débat sur Mai 68 avec Ludivine Bantigny et Yves Pagès. (Débat-lecture animé par Richard Bance.)

Festival "Le Livre à Metz" 2018. Débat sur Mai 68 avec Ludivine Bantigny, Denis Langlois et Yves Pagès.

Le Dimanche 15 Avril de 13 h 30 à 14 h30
À l’Arsenal, Salle de l’Esplanade

LECTURE-DÉBAT sur MAI 68

Il y a 50 ans, les événements de Mai 68 secouaient la société, en France mais aussi dans nombre d’autres pays. Agitation temporaire ou profonds bouleversements ; à tous les niveaux et jusque dans les rapports hommes-femmes ou la relation au travail ? Que reste-t-il des idéaux de mai, cette « porte entrouverte » selon Léo Ferré ? Retour sur cette soif de libertés et sur nos facultés à nous révolter.

Lecture-débat avec Ludivine Bantigny (1968. De grands soirs en petits matins, Seuil, 2018), Denis Langlois (Et si la révolution était possible ?, SCUP, 2018) et Yves Pagès (Encore heureux, L’Olivier, 2018)

Animée par Richard Bance.

 

Au Festival du livre de Metz le 15 avril 2018, débat sur Mai 68, avec Denis Langlois, Ludivine Bantigny, yves Pagès et Richard Bance.

Au Festival du livre de Metz le 15 avril 2018, débat sur Mai 68, avec Denis Langlois, Ludivine Bantigny, yves Pagès et Richard Bance.

 

Dans « Sept Jours à Clermont » (20 février 2018). La révolution « idéale » selon Denis Langlois.

 

 

RENCONTRE

La révolution « idéale » selon Denis Langlois

 

Denis Langlois "Et si la révolution était possible" 7 Jours à Clermont

 

Cinquante ans après mai 68, Denis Langlois publie « Et si la révolution était possible ». Une sorte de mode d’emploi de la révolution pour ceux qui n’ont pas abandonné l’espoir…

Denis Langlois serait-il le dernier des utopistes? Ou bien un visionnaire marginal, certes, mais annonciateur de temps nouveaux? S’il fut, parmi d’autres, un « enfant » de 68, et non seulement du mois de mai, toutes les révolutions menées à ce jour restent pour lui des symphonies inachevées. En France comme ailleurs dans le monde. Et les exemples ne manquent pas… »Aucune d’entre elles, à ce jour, n’a débouché sur une société sans classes, sans heurts, sans dominants, ni dominés. »

Non violente, non autoritaire

En 1973 , il signait Les Dossiers noirs de la police française, un livre qui fit beaucoup de bruit dans la société post-gaullienne. Celui qui fut l’avocat de la Ligue des droits de l’homme publie aujourd’hui Et si la révolution était possible, sans point d’interrogation. Un ouvrage certes militant mais surtout un essai pédagogique voire pratique. « J’ai écrit des réflexions sur le phénomène révolutionnaire, en me servant de l’histoire, en France mais aussi dans l’est de l’Europe ou les pays arabes. Généralement, les révolutions sont conduites pour se débarrasser d’un régime en place et non pour aboutir à une nouvelle société à la fois égalitaire et apaisée. Elles conduisent alors inévitablement à une désillusion » estime l’auteur.

Que personne ne prenne peur: la révolution que Denis Langlois imagine, celle qu’il préconise est « non violente, sans arme, pacifique. » Et il ne prône en rien les dérives marxistes, ayant débouché sur des états centralisés, hiérarchisés et répressifs. « Les méthodes non violentes et non autoritaires seraient, selon moi, la seule façon de faire et surtout de sauvegarder une révolution. Mon livre est aussi un pari sur le fait que l’être humain peut devenir meilleur. » Une révolution idéale, en quelque sorte…

Des clefs

Au fil des pages, Denis Langlois donne quelques unes de ses « clefs »: il plaide pour un système fédéral, pour des mandataires et non des élus, pour un maximum de décisions prises par le peuple. « Toute insurrection demande une idéologie minimale, un embryon d’organisation collective, pour se transformer en acte politique fort, pour ne pas aboutir à une confiscation des luttes et à un éternel recommencement » écrit-il. Bien-sûr, l’auteur de L’Affaire Seznec reconnaît que « cette » révolution n’est pas pour demain, que les signaux sont absents. « Sur ce plan, on est dans une période creuse, néanmoins les choses peuvent aller vite car nous sommes face à une accélération de l’histoire. » L’histoire, en l’occurrence, sera-t-elle un éternel recommencement ?

Interview de Marc François

 

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Dans L’Iresuthe Spécial Mai 68, l’une des recommandations post-réfractaires de James Tanneau :

Et si la révolution était possible.L'Iresuthe Spécial Mai 68

Denis Langlois, ancien soixante-huitard, avocat de la Ligue des Droits, objecteur de conscience, auteur de nombreux livres, est resté fidèle à ses idées de jeunesse. Pour Denis la meilleure manière de fêter mai 68, c’est de recommencer et de le réussir. Une sorte de mode d’emploi de la révolution libertaire et non-violente.