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« LIVRES HEBDO » et « TÉLÉRAMA » présentent « Et si la révolution était possible ».

Livres Hebdo (Avril 2018) :

Avocat, ancien de Mai 68, l’auteur soutient la nécessité et la possibilité d’une révolution sociale et progressiste. S’adressant en priorité aux utopistes, aux non résignés, à ceux qui parient que tout n’est pas définitivement écrit, il entend rester sur la ligne de ceux qui ne veulent pas renoncer, qui se disent « des fois qu’on pourrait quand même ».

Télérama (Mai 2018) :

« On aura compris, écrit d’entrée de jeu l’auteur, avocat de la Ligue des droits de l’homme en 1968, que ce livre s’adresse en priorité aux utopistes, aux non-résignés, à ceux qui croient malgré l’évidence contraire. » Une réflexion actualisée à partir de Mai 68 sur la portée et l’avenir de l’idée révolutionnaire.

 

Le Livre de Denis Langlois largement cité sur un Blog de Médiapart (Avril 2018) à propos de Jean-Luc Mélenchon.

Un Blog de Médiapart, celui de Jean-Marc B. cite largement Denis Langlois dans un article intitulé « Jean-Luc Mélenchon touche le fond en déclarant « Mon césarisme l’emportera ! ».

Jean-Luc Mélenchon a déclaré « Le césarisme de Macron ne peut pas tenir, il n’a pas de base sociale ; mon césarisme l’emportera ! » (L’Obs, 09/08/2017)

Denis Langlois, dans la préface de « Et si la révolution était possible » (2018) traite assez bien de cette maladie qui touche les plus pressés par l’âge des politiciens:

« Il serait faux de dire que les dérives de l’autorité dans les partis viennent uniquement de ceux qui sont attirés par le pouvoir. Les chefs naissent aussi, parce que les autres militants leur donnent naissance. Notre société a habitué les gens à être en majorité des obéissants et des admirateurs. Les médias cultivent à longueur d’année cette tendance. Ils réclament des têtes d’affiche. Ils personnalisent les actions collectives. Ils veulent que quelqu’un de connu et de télégénique – le fameux « charisme » – incarne le groupe. Comment les leaders ne se laisseraient-ils pas griser par cette gloire factice, par cette prétendue reconnaissance ? Comment, nouveaux narcisses, ne regarderaient-ils pas un peu trop leur reflet dans le miroir ? Comment n’oublieraient-ils pas qu’ils sont pour les médias des pions interchangeables, des objets d’intérêt passager liés à l’actualité ? Comment n’en arriveraient-ils pas à confondre leur personne, leur ego – « Moi, je » – et la collectivité qu’ils représentent ?

Dans ces conditions, la recherche et la vénération d’un chef, le besoin d’un « maître » idéalisé, le culte de la personnalité, peuvent paraître naturels aux membres d’un groupe ou d’un parti. « Les grenouilles qui demandent un roi. » Un boulevard s’ouvre alors devant celui qui brûle d’être leader. Il n’a pas beaucoup d’efforts de séduction ou d’affirmation de soi à faire pour le devenir. Il a les plus grandes chances d’être intronisé, avec toute la connotation religieuse du mot. Par complexe d’infériorité, par engouement excessif, par souci d’efficacité immédiate ou encore par paresse, les militants lui laissent le champ libre.

Au début, cette situation peut paraître idyllique. Il est confortable de ne pas avoir à prendre d’initiatives, de suivre les mots d’ordre d’un leader-prophète que l’on admire. Mais en général les choses se gâtent vite. L’idylle tourne à la désillusion. Malheureusement il est trop tard. Le chef est bien en place dans toute sa splendeur et il s’avère difficile de s’en débarrasser, de déboulonner sa statue. Il a ses lieutenants, ses barons, ses serviteurs. Il dispose de l’essentiel des manettes du mouvement. Il confisque à son profit la lutte collective. Il devient l’organisation à lui seul, obsédé par son image et son maintien au pouvoir.
(suite…)

Dans la revue « Silence » de mai 2018

                 

Une révolte comme celle de 1968 pourrait-elle avoir lieu aujourd’hui ? Dans ce cas, quelles seraient les ornières à éviter pour que la révolution ne soit pas défaite ou récupérée ? En indécrottable utopiste qui s’assume, mais les pieds sur terre, Denis Langlois donne envie d’y croire. Le livre évoque un certain nombre de pistes pour qu’une révolution réussisse : le choix de la non-violence (« ne jamais oublier que notre violence ne serait pas meilleure que celle des autres »), celui d’un mouvement plutôt que d’un parti, d’un système fédéral avec des mandataires révocables et tournants. Il suggère d’éviter la clandestinité (qui s’oppose à la démocratie interne) et les avant-gardes, de boycotter le système électoral, de créer des alternatives qui préfigurent l’avenir sans se faire récupérer par le système. Un pamphlet enlevé qui se lit avec un certain plaisir.                                                                                                                                                                          G.G.

 

Dans « Le Libertaire »

Un article paru sur l’espace internet du groupe Jules Durand et du journal « Le Libertaire » :

http://le-libertaire.net/revolution-etait-possible-denis-langlois/

Le dernier livre de Denis Langlois ravive l’espoir d’une révolution possible aujourd’hui. Publié aux Editions Scup, en janvier 2018, il sera le premier à publier dans le cadre des 50 ans de Mai 68. Sous les pavés, la plage. Sous les pavés, la page. Ancien objecteur de conscience, c’est tout naturellement qu’il prône une révolution non violente : « Les Etats ont renforcé à outrance leurs armées et leurs polices. Les affronter militairement ne peut mener qu’à un carnage et à la recrudescence de l’oppression ». Denis Langlois est sur la même ligne que Jean Barrué même si ce dernier n’est pas mentionné. Pour Barrué, « L’anarchisme n’est pas seulement la négation et le refus du monde dans lequel nous vivons : il est aussi un acte de foi dans l’homme qui peut et qui doit se libérer de la servitude économique, et aussi de toutes ces autorités hiérarchiques qui étouffent en lui la personnalité et le rendent esclave des machines dont il devrait être le maître. »

Critique de la démocratie via le système électoral, critique de l’Etat, des hommes providentiels et des militants dont le terme d’origine latine fait référence aux militaires…A ce terme, il préférerait « les Fédérés ». Nous sommes d’accord avec lui à ce sujet d’autant que, d’une part, nous sommes fédéralistes et d’autre part, les Fédérés eurent leurs heures de gloire durant La Commune de Paris en 1871. Antimilitariste, il conchie toutes les armées, structures centralisées et hiérarchisées, avec des chefs qui donnent des ordres et des soldats qui les exécutent servilement. Pacifiste, l’écrivain a toujours dénoncé toutes les guerres. C’est un adepte de la désobéissance et d’Etienne de La Boétie. Pour lui, un axiome intangible : les procédés qu’on emploie pour réaliser quelque chose influent directement sur le résultat. Il analyse finement la dérive des partis communistes dont la révolution s’est toujours transformée en totalitarisme avec d’un côté les dominés et les dominants comme dans l’ancienne société. Supprimer la propriété privée des moyens de production n’est pas forcément un gage d’émancipation. Le marxisme aurait-il failli ? « Lénine, Trotsky, Staline, Mao, Fidel Castro, Pol Pot pour ne parler que d’eux, étaient issus de la bourgeoisie ou y avaient accédé du fait des études qu’ils avaient suivies. Quand ils se sont emparés du pouvoir, ils n’ont guère été enclins à le remettre entre les mains du peuple, classe à laquelle ils n’avaient jamais appartenu ou qu’ils avaient quittée depuis longtemps. » C’est que Denis Langlois milite ou veut se fédérer avec d’autres pour qu’une révolution débouche sur une société sans classes qui apporte liberté et égalité. Nous aurions ajouté que l’égalité politique est fictive sans égalité économique et sociale. Mais Denis Langlois, s’il reprend nombre de thématiques chères aux libertaires, il ne cite jamais ces derniers alors qu’il reprend les propos de Marx à maintes reprises. Concernant la religion, il aurait pu nommer Bakounine et à propos de la suppression du salariat, citer Kropotkine. Un savant dosage de penseurs anarchistes ainsi que de Marx n’aurait rien enlevé à la qualité du livre d’essence libertaire.

Denis Langlois espère que le terme contre-force remplacera la notion de contre-pouvoir, trop connotée. Le terme antiautoritaire était aussi pour nous autres, libertaires, bien adapté. D’ailleurs, notre écrivain commet une erreur en indiquant qu’aucune réalisation due aux promoteurs de l’Internationale anarchiste n’a pu se mettre en place. Les collectivités d’Aragon durant la Révolution espagnole par exemple démente ce propos.

Le mérite du livre de Denis Langlois réside surtout dans des analyses judicieuses des rapports de domination et dans les pistes à suivre pour éviter de récidiver dans les désillusions et les erreurs du passé. Il nous donne quelques éléments de réponses dans un petit manuel, sorte de mode d’emploi de la révolution. La faiblesse du livre, car tout livre est critiquable, se trouve dans l’évacuation très rapide des problèmes économiques et sociaux en cas de révolution. Les syndicats, conseils ouvriers semblent absents des réflexions. Idem pour la gestion des services publics par les communes. Au groupe libertaire Jules Durand, nous connaissons la nature humaine et il nous semble primordial d’instaurer un équilibre des forces syndicats/communes afin de ne pas tomber dans les travers des hommes de pouvoir et des sachants. L’équilibre proudhonien.

Pour autant le livre de Denis Langlois nous redonne la pêche. Rien n’est perdu : la Révolution reste à l’ordre du jour. « Fédérés de tous les pays, unissons-nous ! » car la dimension internationale ne peut être occultée.

Les libertaires se battent pour le plus élevé des projets politiques, une société où la liberté de chacun est la condition de la liberté de tous et toutes. Ni le besoin de domination, ni l’ambition personnelle, ni l’arrivisme ne trouvent leur compte dans le mouvement anarchiste. C’est sans doute pour cela que nous avons aimé le livre de Denis Langlois.

Patrice L.H.

Dans « Sept Jours à Clermont » (20 février 2018)

 

 

RENCONTRE

La révolution « idéale » selon Denis Langlois

 

Denis Langlois "Et si la révolution était possible" 7 Jours à Clermont

 

Cinquante ans après mai 68, Denis Langlois publie « Et si la révolution était possible ». Une sorte de mode d’emploi de la révolution pour ceux qui n’ont pas abandonné l’espoir…

Denis Langlois serait-il le dernier des utopistes? Ou bien un visionnaire marginal, certes, mais annonciateur de temps nouveaux? S’il fut, parmi d’autres, un « enfant » de 68, et non seulement du mois de mai, toutes les révolutions menées à ce jour restent pour lui des symphonies inachevées. En France comme ailleurs dans le monde. Et les exemples ne manquent pas… »Aucune d’entre elles, à ce jour, n’a débouché sur une société sans classes, sans heurts, sans dominants, ni dominés. »

Non violente, non autoritaire

En 1973 , il signait Les Dossiers noirs de la police française, un livre qui fit beaucoup de bruit dans la société post-gaullienne. Celui qui fut l’avocat de la Ligue des droits de l’homme publie aujourd’hui Et si la révolution était possible, sans point d’interrogation. Un ouvrage certes militant mais surtout un essai pédagogique voire pratique. « J’ai écrit des réflexions sur le phénomène révolutionnaire, en me servant de l’histoire, en France mais aussi dans l’est de l’Europe ou les pays arabes. Généralement, les révolutions sont conduites pour se débarrasser d’un régime en place et non pour aboutir à une nouvelle société à la fois égalitaire et apaisée. Elles conduisent alors inévitablement à une désillusion » estime l’auteur.

Que personne ne prenne peur: la révolution que Denis Langlois imagine, celle qu’il préconise est « non violente, sans arme, pacifique. » Et il ne prône en rien les dérives marxistes, ayant débouché sur des états centralisés, hiérarchisés et répressifs. « Les méthodes non violentes et non autoritaires seraient, selon moi, la seule façon de faire et surtout de sauvegarder une révolution. Mon livre est aussi un pari sur le fait que l’être humain peut devenir meilleur. » Une révolution idéale, en quelque sorte…

Des clefs

Au fil des pages, Denis Langlois donne quelques unes de ses « clefs »: il plaide pour un système fédéral, pour des mandataires et non des élus, pour un maximum de décisions prises par le peuple. « Toute insurrection demande une idéologie minimale, un embryon d’organisation collective, pour se transformer en acte politique fort, pour ne pas aboutir à une confiscation des luttes et à un éternel recommencement » écrit-il. Bien-sûr, l’auteur de L’Affaire Seznec reconnaît que « cette » révolution n’est pas pour demain, que les signaux sont absents. « Sur ce plan, on est dans une période creuse, néanmoins les choses peuvent aller vite car nous sommes face à une accélération de l’histoire. » L’histoire, en l’occurrence, sera-t-elle un éternel recommencement ?

Interview de Marc François